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Loi de Finances 2026 et la Tragédie de Safi: Des milliards pour les pansements, des centimes pour le vaccin!

Décryptage de la Loi de Finances 2026 pour l'adaptation climatique au Maroc : milliards pour les pansements, pas pour le vaccin.

PLF 2026 : Le Maroc face à la Tragédie Budgétaire entre Succès Sociaux et Aveuglement Climatique Urbain

Safi sèche encore ses murs, la Loi de Finances 2026 est désormais adoptée… Verdict ? L’État a validé un budget pour éponger l’eau, mais pas pour l’empêcher d’entrer. Voyage au cœur d’un texte schizophrène : brillant sur le social, mais aveugle sur le climat.

Disons-le d’emblée pour évacuer tout malentendu : la Loi de Finances 2026 n’est pas un mauvais cru. Loin de là. Sur marocscenarios.world, nous lui consacrons actuellement une série de 25 articles pour saluer sa rigueur budgétaire, ses avancées sociales et sa vision économique. Nous avons disséqué ses points forts avec l’enthousiasme du chirurgien face à une opération réussie.

Mais aujourd’hui, on change de salle d’opération. Sur le volet spécifique de la résilience climatique, nous retirons les gants aseptisés. Car si ce budget est une réussite comptable, c’est – disons-le crûment – une faillite écologique.

SOMMAIRE
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Le Voile des Avancées Sociales et Économiques

Disons-le sans détour. La Loi de Finances LF 2026 n’est pas dénuée de qualités. Nos experts reconnaissent sa structure budgétaire solide et ses mesures sociales visant à améliorer le quotidien de nombreux citoyens. La vision économique affichée promet une certaine dynamique. Ces aspects, indéniables, témoignent d’une volonté politique de répondre à des défis nationaux. Le financement adaptation Maroc est abordé par des instruments qui renforcent le pilotage des dépenses, tandis que les entreprises publiques sont appelées à jouer un rôle accru, et la transition énergétique bénéficie de soutiens.

Safi et la Métaphore du Budget Aveugle

Pourtant, une tragédie silencieuse se joue. Safi, ville côtière emblématique, en est le symbole. Ses murs sèchent encore, mais les fantômes de la montée des eaux et des pluies diluviennes hantent ses habitants. Cette réalité, crue et urgente, semble pourtant lointaine pour les architectes du PLF 2026 adaptation climatique Maroc. La loi prévoit des milliards pour réparer. Elle alloue des centimes pour prévenir. L’adaptation urbaine Maroc, face à des réalités tangibles, reste une promesse évanescente.

La Fracture Budgétaire : Réparation vs Prévention

La thèse de cet article est simple, mais dérangeante. Le PLF 2026 est brillant sur le papier, sur le social, sur l’économie. Mais il est tragiquement aveugle sur le climat. Il consacre des sommes considérables à la réparation des dégâts, ce qui représente le financement des ‘pansements’. Parallèlement, il néglige les investissements structurels nécessaires à la prévention, ce qui constitue l’absence criante du ‘vaccin’ anti-catastrophes. Cette approche de la résilience eau urbaine est une impasse.

L’Article 28 : La Philosophie du Pansement, le Prix de l’Attente

Le diable se cache dans les détails, et parfois, le diable est d’une honnêteté désarmante. Prenez l’Article 28 de la Loi. Il budgétise 435 millions de dirhams pour le « Fonds de lutte contre les EFFETS des catastrophes naturelles ».

Relisez bien : « Lutte contre les EFFETS« .

435 Millions Dirhams : Le Coût des EFFETS

Toute la philosophie de l’échec est résumée dans cette préposition. L’État provisionne de l’argent pour réparer les ponts effondrés, indemniser les victimes et déblayer la boue. C’est un budget de ‘pansement‘. Où est la ligne budgétaire pour le ‘vaccin‘ ? Où sont les milliards pour la « Mise à niveau résiliente des infrastructures » avant que le ciel ne nous tombe sur la tête ? Ils n’existent pas. Nous mettons de l’argent de côté pour les pompiers, mais nous laissons les architectes urbains et les ingénieurs climatiques les poches vides. Il manque un financement clair pour le surdimensionnement des réseaux d’assainissement ou pour les bassins de rétention d’eau. Le financement adaptation Maroc est donc incomplet.

L’Honnêteté Brutale du Langage Budgétaire

Relisons attentivement la formulation de cet article. ‘Lutte contre les EFFETS ‘. Ces mots résument toute la stratégie adoptée par le PLF 2026. La loi ne propose pas de ‘lutte contre les causes‘, ni de ‘prévention des risques‘. Le langage utilisé trahit une philosophie qui privilégie la conséquence à la source. C’est un aveu : le Maroc se prépare à subir, et provisionne donc les moyens de réparer. Cette approche limite considérablement l’efficacité de l’adaptation climatique. La résilience urbaine en pâtit directement.

Le Fonds Territorial : Milliards Flottants et Priorités Électorales

Les défenseurs du texte pointeront l’Article 25 et ses 15 milliards de dirhams alloués au « Fonds de développement territorial intégré« . C’est une somme colossale, certes; qui pourrait théoriquement financer des projets structurants. Mais c’est aussi un trou noir sémantique. Son libellé manque de contraintes fortes et ne cible pas explicitement l’adaptation climatique. Cette absence de fléchage budgétaire climat ouvre la porte à toutes les interprétations.

15 Milliards Dirhams : Un Potentiel Dilué

L’annonce de 15 milliards de dirhams pour le développement territorial est impressionnante. Ce Fonds de développement territorial intégré est présenté comme un levier majeur, censé impulser des projets transformateurs et corriger les disparités régionales et le Maroc à deux vitesses. Mais la question essentielle demeure : comment cet argent sera-t-il utilisé ? Le PLF 2026 reste flou sur ce point crucial.

L’Ombre du ‘Flou Artistique’ Sémantique

Faute de fléchage strict vers l’adaptation climatique, cet argent ira, comme toujours, aux priorités politiques habituelles. Un maire préférera toujours utiliser ce fonds pour refaire une place publique en marbre, installer des lampadaires LED ou construire un marché couvert. Pourquoi ? Parce que c’est visible, et que le visible gagne les élections.

Visibilité Électorale vs Durabilité Cachée

Les infrastructures invisibles mais vitales — les collecteurs d’orage surdimensionnés, les bassins de rétention enterrés, le curage profond des oueds — ne coupent pas de rubans officiels. En ne créant pas de ligne « sanctuarisée » pour l’assainissement dans cette Loi, l’État donne tacitement le feu vert aux élus pour continuer à privilégier le cosmétique sur le durable. Le financement adaptation Maroc est ainsi détourné.

Eau des Champs vs Eau des Villes : La Hiérarchie Étrange des Priorités

4,2 Milliards pour les Champs, 1,7 Milliard pour les Villes

Le cynisme budgétaire atteint son paroxysme quand on compare les enveloppes. Le « Fonds de développement agricole » est doté de 4,2 milliards de dirhams de recettes prévues. L’eau pour les tomates, c’est stratégique, c’est financé, c’est carré.

Mais pour l’eau qui noie les villes ? Le « Fonds d’assainissement liquide » doit se contenter de recettes moindres (1,7 milliard), à partager entre des centaines de communes aux réseaux agonisants. La hiérarchie est claire : l’eau des champs est financée, l’eau des villes est oubliée. On finance la production, pas la protection.

La Hiérarchie des Chiffres : Production vs Protection

La hiérarchie est implacable : on finance la production agricole, on néglige la protection des citadins. Les milliards vont à l’eau qui nourrit, les centimes sont réservés à l’eau qui noie. Cette logique pose un grave problème, soulignant un manque de vision intégrée du risque climatique. Le Maroc a besoin d’une stratégie globale. Le fléchage budgétaire climat doit rééquilibrer ces priorités. L’assainissement et l’adaptation urbaine méritent des investissements accrus.

Le Compte d’Affectation Spéciale Manquant : L’Urgence Climatique Ignorée

Cette Loi de Finances 2026 est tragiquement déconnectée de l’urgence… l’urgence climatique. Je souligne bien climatique. Une véritable prise de conscience aurait dû accoucher d’un nouvel outil budgétaire : un « Compte d’Affectation Spéciale (CAS) : Adaptation Urbaine ». Un fonds doté de normes contraignantes, interdisant l’achat de bitume tant que les tuyaux ne sont pas aux normes.

Au lieu de cela, nous avons l’Article 33 qui alloue 1,5 milliard à la « transition numérique«  (qui est une bonne chose; don’t get me wrong!). C’est formidable. Les citoyens de Safi pourront ainsi tweeter en haut débit depuis leurs toits, en attendant que les secours financés par l’Article 28 viennent les chercher.

Au-delà du PLF 2026 : La Révélation de l’Échec Climatique et le Lien avec le NMD

La Loi de Finances 2026 n’est pas une simple anomalie budgétaire. Elle est le symptôme d’une approche globale qui menace l’avenir du Maroc. Elle révèle une incapacité à traduire les ambitions stratégiques en actions financières concrètes. Surtout, elle contredit directement les objectifs du Nouveau Modèle de Développement (NMD), particulièrement sur la question cruciale du Capital Naturel.

La Vérité Nue : Provisionner le Chaos

Le constat est sévère, mais inévitable. Le PLF 2026, tel qu’il est configuré, ne prépare pas l’avenir climatique du Maroc. Pire, il semble provisionner le chaos futur. En finançant la conséquence plutôt que la cause, chaque dirham dépensé sans mesure préventive est un aveu d’échec. Le Maroc se positionne en expert de la réparation, refusant de devenir un champion de la prévention. Ce paradigme doit impérativement changer.

Désalignement Stratégique avec le NMD

Le Nouveau Modèle de Développement prône explicitement la résilience et l’inclusivité territoriale, mettant l’accent sur la préservation du Capital Naturel. Or, la Loi de Finances 2026 montre un net désalignement. Elle ne coche pas toutes les cases de la Grille d’Adéquation aux Principes d’Action du NMD (Encadré 8, page 68 du Rapport Géneral du NMD). L’absence d’un outil budgétaire contraignant pour l’adaptation urbaine Maroc est flagrante. Ce manque d’instruments dédiés contredit la vision stratégique du NMD et adaptation. Les besoins d’adaptation sont colossaux, estimés à 36 milliards USD selon la CDN 3.0 [1]. Les crédits budgétaires actuels sont loin de couvrir ces exigences.

L’Appel à un Changement de Paradigme Budgétaire

Pour concrétiser les ambitions du NMD, le Maroc doit opérer un changement radical. Il faut repenser le fléchage budgétaire climat. L’émission d’obligations vertes Maroc est une option pour mobiliser des fonds considérables. La mise en place d’une taxonomie verte nationale est une autre piste pour orienter les investissements. La gouvernance finance verte doit être renforcée. L’État doit cesser de financer les pansements et investir massivement dans le vaccin de l’adaptation.

Décrypter les Implications : Vos Questions, Nos Réponses pour le Maroc

Quel est le risque principal lié au manque de fléchage budgétaire pour l’adaptation urbaine dans la Loi de Finances 2026 ?

Le risque principal est que les fonds considérables alloués, comme les 15 milliards de dirhams du Fonds de développement territorial intégré, soient détournés. Ils pourraient financer des projets politiquement avantageux mais écologiquement non pertinents. Les infrastructures vitales pour la résilience (collecteurs d’eau, bassins de rétention) risquent d’être négligées au profit d’aménagements urbains esthétiques. Cela augmente la vulnérabilité des villes marocaines face aux événements climatiques extrêmes. Le financement adaptation Maroc devient inefficace.

Comment la LF 2026 s’aligne-t-ele ou diverge-t-elle avec la stratégie nationale de développement durable et les engagements climatiques du Maroc ?

La LF 2026 présente une divergence notable sur l’adaptation urbaine. Bien qu’elle intègre des mesures pour la transition énergétique et renforce la gouvernance financière verte, elle échoue à doter l’adaptation urbaine Maroc des moyens nécessaires. Les objectifs ambitieux de la CDN 3.0, notamment les 36 milliards USD requis pour l’adaptation [1], ne sont pas reflétés dans le budget actuel. Cet écart entre les ambitions affichées (NMD, CDN) et la réalité budgétaire crée un risque pour l’atteinte des objectifs climatiques et de développement durable du Maroc.

Est-il trop tard pour corriger le tir concernant le budget climat de la LF 2026 et l’adaptation urbaine ?

Le Projet de Loi de Finances (PLF) a été voté et adopté par le Parlement marocain (Chambre des Représentants puis Chambre des Conseillers), et par conséquent, ne peut plus être sujet à des amendements dans le sens d’une modification du texte voté. Cependant, des dispositions complémentaires peuvent être prises, et des lois de finances rectificatives peuvent être présentées.

Il n’est jamais trop tard pour agir, car l’urgence est réelle. Plus important encore, les futures lois de finances devront intégrer une vision plus proactive. La création d’un Compte d’Affectation Spéciale dédié à l’adaptation urbaine Maroc est une piste concrète. Mobiliser davantage les financements internationaux et encourager les obligations vertes Maroc sont aussi des leviers à actionner. La pression citoyenne et médiatique est essentielle pour impulser un changement de paradigme dans les futures lois de finances. Nous avons tous les âmes des 37 victimes safiotes sur la conscience.

Quelles sont les alternatives de financement pour l’adaptation climatique urbaine au Maroc au-delà du budget de l’État ?

Plusieurs alternatives existent. Le Maroc peut renforcer l’émission d’obligations vertes Maroc pour attirer des capitaux privés. Les partenariats public-privé (PPP) sont une voie prometteuse pour financer des projets d’infrastructure résiliente. Le recours accru aux financements climat multilatéraux (banques de développement, fonds verts) est également crucial [2]. Enfin, une réorientation des fonds déjà disponibles, comme le Fonds de développement territorial, vers des projets d’adaptation tangibles, est une solution immédiate. La gouvernance finance verte doit explorer toutes ces pistes.

Quel rôle les établissements et entreprises publics (EEP) peuvent-ils jouer dans l’amélioration du financement de l’adaptation climatique urbaine ?

Les EEP sont repositionnés comme des acteurs clés dans la LF 2026. Ils peuvent devenir des vecteurs essentiels pour la réalisation de projets d’adaptation bankables. Leur rôle est de structurer des projets attractifs pour les financements externes, qu’ils soient publics ou privés. Une meilleure coordination entre les EEP, le Ministère de l’Économie et des Finances, et les collectivités locales est indispensable. Ils doivent intégrer systématiquement les critères de résilience climatique dans leurs plans d’investissement. Le renforcement des capacités techniques au sein des EEP est aussi une priorité pour assurer le succès du budget climat.

Les Révélations Clés en un Coup d’Œil

  • Faillite de l’Adaptation Urbaine : La Loi de Finances 2026 privilégie la réparation des catastrophes (pansements) plutôt que la prévention structurelle (vaccin) pour les zones urbaines marocaines.
  • Article 28 : La Philosophie du Pansement : Une enveloppe de 435 millions de dirhams est dédiée à la ‘lutte contre les EFFETS‘ des catastrophes, ignorant la prévention des causes.
  • Le Mirage des 15 Milliards : Le Fonds de développement territorial intégré, bien que doté de 15 milliards de dirhams, manque de fléchage contraignant pour l’adaptation climatique, le rendant vulnérable aux priorités électorales.
  • Hiérarchie des Priorités : L’eau agricole (4,2 MMDH) est massivement financée, tandis que l’eau urbaine menaçant les villes ne reçoit qu’une fraction (1,7 MMDH pour l’assainissement).
  • Le Manque Crucial : La loi ignore la nécessité d’un outil budgétaire dédié et contraignant comme un Compte d’Affectation Spéciale pour l’adaptation urbaine Maroc.
  • Désalignement avec le NMD : L’approche budgétaire actuelle contredit les ambitions de résilience et de préservation du Capital Naturel prônées par le Nouveau Modèle de Développement. La LF 2026 adaptation climatique Maroc doit être réalignée.

Références

  1. PLF 2026 : cap sur la traçabilité, l’adaptation climatique et la compétitivité; 2025-10-02; 2025-10-27. https://leseco.ma/maroc/plf-2026-cap-sur-la-tracabilite-ladaptation-climatique-et-la-competitivite.html
  2. Financement climatique: 179,7 MMDH suffiront-ils à structurer un pacte vert; 2025-11-17; 2025-12-15. https://fr.le360.ma/economie/financement-climatique-1797-mmdh-suffiront-ils-a-structurer-un-pacte-vert_OVVWOR3ZTFEGJNNQNW6JDSAHLM/
  3. CDN 3.0 : Nos ambitions climatiques sont-elles réalisables; 2025-12-19; 2025-12-20. https://www.lopinion.ma/%E2%80%8BCDN-3-0-Nos-ambitions-climatiques-sont-elles-realisables-INTEGRAL_a74994.html
  4. Finances Publiques Vertes au Maroc Composante 6; 2025-09-19. https://expertise-france.gestmax.fr/_expertise_france/public_files/tdr-mission-expert-referent-eep.pdf
  5. Projet de loi de finances 2026 : bonifier la copie du gouvernement; 2025-10-17; 2025-11-23. https://www.i4ce.org/projet-loi-finances-2026-plf-bonifier-copie-gouvernement/
  6. PLF 2026 : Le Maroc poursuit ses chantiers de transition énergétique; 2025-10-22; 2025-12-19. https://lematin.ma/economie/plf-2026-le-maroc-poursuit-ses-chantiers-de-transition-energetique/309126
  7. RAPPORT SUR LES ETABLISSEMENTS ET …; 2025-12-19. https://www.finances.gov.ma/Publication/db/2026/Rapport-etablissements-entreprises-publics_Fr.pdf
  8. PROJET DE LOI DE FINANCES N° 50-25 POUR L’ANNEE …; 2025-12-20. https://www.chambredesrepresentants.ma/sites/default/files/loi/01-%20Projet%20loi%20de%20Finances%202026_Fr.pdf
  9. PLF 2026 : les mesures de la politique fiscale et douanière; 2025-09-30. https://medias24.com/2025/09/30/plf-2026-voici-les-principales-mesures-de-la-politique-fiscale-et-douaniere/

Auteur/autrice

  • Le Dr. Merzak, Président Fondateur de l'« Institut Territorium » à Ottawa-Ontario, est un leader visionnaire et un stratège reconnu en matière d'innovation, de transfert technologique et de recherche pour le développement (R4D). Fort de son expérience de chercheur scientifique, le Dr. Merzak se dédie à la co-création de systèmes d'innovation sociotechnique territoriaux, essentielles pour l'autonomisation des communautés et l'atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi que des cibles de neutralité carbone de l'Accord de Paris.

    Son approche, profondément enracinée dans le pragmatisme et la prospective, l'a conduit à pionnier des plateformes en ligne qui favorisent l'apprentissage social et la co-création de feuilles de route durables à travers la planification de scénarios communautaires. Parmi ses créations phares figurent geoscenarios.world, une plateforme dédiée à démystifier les événements mondiaux et explorer les scénarios futurs ; gotit.network (Global Open Territorial Innovation & Technology), visant à mobiliser l'intelligence collective pour la co-création de connaissances ODD ; et sustainopia.world, qui valorise l'influence de l'action individuelle et citoyenne dans la construction d'un avenir durable. Le Dr. Merzak défend avec ferveur l'idée que l'intelligence collective, la connaissance tacite et la pensée systémique sont les leviers indispensables pour co-concevoir des avenirs plus prometteurs, du local au national, avec une attention particulière aux défis et opportunités du Maroc.

    Son engagement se manifeste également par des réalisations majeures : il a catalysé des partenariats internationaux, fondé le Forum International de l'e-Gouvernement à Dubaï et le Forum International des Collectivités Locales au Maroc, et promu des projets numériques et durables à l'échelle mondiale. Avec une expérience managériale au sein d'une firme de biotechnologie française et des rôles de conseil dans ce domaine, le Dr. Merzak a également orchestré des événements B2B d'envergure mondiale dans des secteurs variés. Sur le plan académique, il a servi des institutions prestigieuses comme l'Université Paris-Saclay et le King's College London. Récipiendaire de nombreuses distinctions, le Dr. Merzak a largement contribué à la littérature scientifique et est titulaire d'un Doctorat en biologie moléculaire et cellulaire du cancer de l'Université Paris-Diderot, en plus d'autres titres universitaires significatifs.

    Le Dr Merzak a contribué à la conception de MASA (Maroc Scenarios Strategic Analyst), un agent d'intelligence artificielle analytique dédiée à l’étude des dynamiques du développement marocain. Il soutient la plateforme marocscenarios.world dans son effort de recherche et de diffusion des connaissances, en lien avec le Nouveau Modèle de Développement (NMD) et le cadre des Cinq Capitaux Stratégiques.

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